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L’Association Royale Belge de Billard viole à nouveau le droit de la concurrence

L'Association Royale Belge de Billard (KBBB) a de nouveau été condamnée dans le cadre d'un conflit juridique concernant des violations du droit de la concurrence. Dans cette affaire, Maître Mathieu Baert agissait comme avocat de GDM Sports, un acteur important du secteur du billard.

Billes de billard colorées en triangle sur un tapis vert

Un litige de droit de la concurrence qui dure

Le litige porte sur l’achat d’équipements de billard carambole, tels que des boules et des tables de billard. Le KBBB choisit traditionnellement des fournisseurs réguliers tels que NV Saluc et BV Verhoeven Biljartfabriek. Toutefois, le concurrent GDM Sports conteste ces choix et précise qu’ils excluent la concurrence. Le tribunal des sociétés de Louvain avait déjà donné raison à GDM Sports.

En 2022, l’association a organisé un nouvel appel d’offres, mais le tribunal l’a qualifié de « imposture ». Il s’est avéré que la KBBB avait déjà conclu un contrat avec la SA Saluc avant la procédure officielle. La Cour d’appel de Bruxelles a confirmé ce jugement, ce qui signifie que l’amende précédemment infligée de 1.000 € par jour, avec un maximum de 100.000 €, reste en vigueur.

Vives critiques à l’encontre de l’association du billard

Selon le tribunal, le KBBB a « restreint artificiellement la concurrence » et a rédigé les règles de passation des marchés publics de manière à favoriser les fournisseurs privilégiés. Le tribunal a donc déclaré que le KBBB avait « clairement » conçu l’appel d’offres « dans le but de favoriser injustement les acteurs privilégiés tels que Saluc et Biljartfabriek Verhoeven ». Cette approche a donné lieu à de vives critiques sur le manque de transparence et d’honnêteté au sein de l’association.

L’avenir du droit de la concurrence dans le secteur du sport

Bien que le KBBB indique avoir pris note du jugement et organisé un nouvel appel d’offres, GDM Sports continue également de le contester. Cette affaire met en évidence l’importance d’une concurrence loyale dans le secteur du sport. Il n’est pas seulement important d’organiser un appel d’offres ; la diligence requise et le respect des règles de concurrence sont également cruciaux.

Souhaitez-vous en savoir plus sur cette affaire ? Vous trouverez ci-dessous des articles supplémentaires qui expliquent plus en détail ce cas :

D’autres questions ? N’hésitez pas à nous contacter au 09/334.94.70, via formulaire de contact ou via sport@everest-law.be.

Ce que le droit de la concurrence demande à une fédération

Une fédération sportive n’est pas seulement un organisateur de compétitions. Dès qu’elle achète, vend, agrée du matériel ou impose un fournisseur, elle agit sur un marché. Le droit de la concurrence la traite alors comme une association d’entreprises. Les règles purement sportives restent permises, mais elles doivent poursuivre un objectif légitime, rester nécessaires pour l’atteindre et ne pas aller plus loin que nécessaire. Une norme technique qui protège la sécurité des joueurs peut donc résister à l’examen, alors qu’une liste fermée de fournisseurs, sans procédure ouverte ni critères publiés, tombe beaucoup plus vite.

Comment une plainte se déroule

Un fournisseur écarté, un club ou un membre peut déposer une plainte auprès de l’autorité de concurrence. L’auditorat instruit le dossier, demande les documents et entend les parties. Il peut proposer des mesures provisoires lorsque le dommage risque de devenir irréparable avant la décision finale. L’organe décisionnel tranche ensuite et peut imposer une amende, ordonner la fin de la pratique ou rendre contraignants les engagements proposés par la fédération. La décision est susceptible de recours devant la Cour des marchés, à Bruxelles.

Ce que vous faites d’abord

Rassemblez les statuts, les règlements, les cahiers des charges et la correspondance avec la fédération. Notez les dates de chaque refus et de chaque agrément. Conservez les offres écartées, les prix pratiqués et les noms des personnes qui ont décidé. Une plainte se gagne sur des pièces datées, pas sur une impression générale. Nous examinons d’abord si votre dossier relève du droit de la concurrence ou du droit des associations, parce que la voie à suivre et le délai ne sont pas les mêmes. Nous vous disons aussi, avant de commencer, ce qu’une procédure demande en temps et en frais.

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