Droit disciplinaire dans le sport
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Droit disciplinaire dans le sport

Définition et caractéristiques du droit disciplinaire

Le droit disciplinaire, qu’il soit ou non lié au sport, peut être défini comme l’ensemble des règles de conduite qui s’appliquent au sein d’un groupe (professionnel) spécifique. Par exemple, le droit disciplinaire apparaît souvent dans l’enseignement, au sein de la police ou dans des professions réglementées telles que le barreau ou l’ordre des architectes. Ces règles doivent garantir la cohésion interne et la réputation externe du groupe (professionnel). Les organisations sportives ou fédérations sportives élaborent également des règlements disciplinaires que leurs membres doivent respecter.

D’une part, on peut être membre direct d’une organisation sportive. Par exemple, un club de football est affilié à la fédération nationale de football, dont le règlement disciplinaire doit donc être respecté.

D’un autre côté, une adhésion indirecte est également possible. En raison du contrat de travail qui le lie à un club, un joueur de football sera également tenu au règlement disciplinaire de l’organisation sportive dont le club est membre. Le contrat de travail contiendra une référence au présent règlement disciplinaire.

Droit disciplinaire interne

La violation d’une règle disciplinaire donne lieu à une procédure devant une instance disciplinaire. Dans un premier temps, il s’agira d’une commission de discipline interne à l’organisation sportive elle-même. Par exemple, une violation du règlement de l’association du KBVB donnera lieu à une procédure devant la Commission des Litiges du Football Professionnel. Le même principe se retrouve également au niveau international. La FIFA dispose de plusieurs instances disciplinaires, notamment Commission de Discipline que les violations de la Code disciplinaire puni.

Droit disciplinaire externe

Après une procédure interne, les membres d’une organisation sportive ont souvent la possibilité de faire appel à une instance disciplinaire externe. En Belgique, il s’agit du Tribunal Arbitral Belge du Sport (BAS – lien). Cet organisme a été initialement créé pour régler les différends entre acteurs du monde sportif par l’arbitrage. En outre, la BAS agit en qualité de juge disciplinaire pour les décisions des organisations sportives contre lesquelles un recours a été déposé, si l’organisation sportive concernée offre une possibilité de recours auprès de la BAS. Au niveau international, le Tribunal Arbitral du Sport (TAS – lien) est généralement reconnue par les organisations sportives comme la plus haute instance disciplinaire.

Garanties procédurales

Compte tenu de l’impact qu’une décision disciplinaire peut avoir sur la carrière d’un athlète, une organisation sportive doit prévoir des procédures disciplinaires appropriées. Depuis le jugement Le Compte de la Cour de justice, les garanties procédurales énoncées à l’article 6 de la Convention européenne des droits de l’homme doivent être respectées. Toutefois, cela ne s’applique que lorsque les intérêts privés de l’athlète sont en jeu. Un exemple en est la procédure disciplinaire résultant d’une violation du dopage. Cette procédure peut conduire à une suspension de l’athlète concerné, l’obligeant à interrompre temporairement sa carrière.

Dans l’article 8 du décret fixant le statut des sportifs non professionnels, le législateur flamand a explicitement rendu obligatoires certaines garanties procédurales pour les procédures disciplinaires concernant les sportifs amateurs. Cependant, ceux-ci sont possibles mutatis mutandis être invoqué dans toute affaire disciplinaire relative au droit du sport.

Dans le cadre d’une procédure disciplinaire, les parties ont le droit d’être entendues, de consulter le dossier, de faire appel et d’obtenir une décision motivée.

Contrôle judiciaire

Une fois la procédure disciplinaire terminée, aucun recours complet ne peut être déposé auprès du tribunal ordinaire. Toutefois, le juge peut exercer un contrôle limité sur la décision de l’instance disciplinaire si tous les recours juridiques internes ont été épuisés. D’une part, il peut vérifier si les droits de la défense ont été suffisamment garantis et si l’organisation sportive a respecté ses propres réglementations.

D’un autre côté, le contenu de la décision peut également faire l’objet d’un contrôle, quoique de manière marginale. Ce n’est que lorsque la décision d’une instance disciplinaire est manifestement déraisonnable que le tribunal peut annuler cette décision.

Des questions sur le droit disciplinaire (dans le sport ou au-delà) ? Vous souhaitez de l’aide pour rédiger un règlement disciplinaire ? N’hésitez pas à nous contacter au numéro de téléphone 09/334.94.70, via formulaire de contact ou via sport@everest-law.be

Série sur le règlement des différends sportifs : article d’introduction (lien) – arbitrage (lien – pas encore disponible)